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Alia Ayman

Alia Ayman est réalisatrice et curatrice de films et vidéos. Elle vit entre Le Caire et New York. Elle est la co-fondatrice de Zawya, un cinéma d’art et d’essai au Caire, et Doctorante en anthropologie sociale et culturelle à l’Université de New York. Elle est conseillère à la programmation pour le Forum de la Berlinale, le Festival international de film documentaire d’Amsterdam (IDFA), le BlackStar Film Festival et programmatrice pour le Festival de films de femmes arabes au Brésil. Elle a auparavant été curatrice pour le festival Images de Toronto, Flaherty NYC et l’Arsenal-Institut de cinéma et d’art vidéo à Berlin entre autres.

Selma Baccar

Selma Baccar est née à Tunis. Entre 1968-1970 en tant que boursière du Ministère des Affaires Culturelles, elle fréquente l’Institut de Formation Cinématographique de Paris, à la section réalisation. Elle entre à la RTT comme assistante réalisatrice en 1970. Son activité de cinéaste commence en 1968, avec la co-réalisation du film Le crépuscule, suivi par la réalisation de L’éveil. Son moyen métrage Fatma 75, réalisé en 1976 milite en faveur de la condition féminine en Tunisie et remporte le “Ducat d’or” du Festivale de Mannheim de 1979. Désireuse d’investir tous les aspects de la profession, elle poursuit sa carrière comme assistante à la mise en scène, productrice exécutive, directrice de production et réalise de nombreux films.

Mugabo Baritegera

Mugabo Baritegera est un artiste visuel né en 1990 à Goma, dans l’est de la République Démocratique du Congo. Pour donner libre cours à son imagination avec passion, son œuvre reste ouverte à une multiplicité de pratiques artistiques, notamment la photographie, la peinture, l’installation vidéo et le cinéma. Inspiré par l’espace urbain et les formes d’expression du street art, Mugabo se consacre aux problématiques de la restauration du patrimoine culturel congolais et de la décolonisation comme processus aussi bien structurel que mental. Démontrant un engagement artistique conscient de ses implications politiques, il est le fondateur du centre culturel Ndoto art activism.

Jean-Pierre Bekolo

Jean-Pierre Bekolo est un cinéaste camerounais né en 1966. Son œuvre multiforme et audacieuse comprend de nombreux films qui revisitent les genres et réinventent la grammaire du langage cinématographique. Fort du succès de son premier long-métrage Quartier Mozart (1995), le British Film Institute le sollicite pour Le Complot d’Aristote (1996) à l’occasion de la célébration des 100 ans du cinéma.

Jean-Marie Bénard

Jean-Marie Bénard est né en 1947 à Paris. Entre 1967 et 1971, il effectue des études de cinéma à l’Université de Californie, Los Angeles (UCLA). Akbar in Cineland a été réalisé en 1969 comme un projet de milieu d’étude (projet 2) avec comme protagoniste Ahmad Akbar, un ami et camarade d’université. Jean-Marie Bénard et Ahmad Akbar avaient déjà travaillé ensemble sur le premier film du cinéaste français, The Desert Between Two Streets, une évocation libre de la vie d’Arthur Rimbaud, qui est malheureusement définitivement perdu aujourd’hui. Akbar in Cineland part de l’intuition de Bénard que le rêve de Ahmad doit être fixé en images et en sons; le film est ainsi réalisé à la place d’un projet de fiction déjà élaborée. Akbar in Cineland est arrivé jusqu’à nous grâce au soin d’un ami défunt, le cinéaste colombien Luis Ospina, qui a conservé la copie 16mm.

Mohamed Challouf

Mohamed Challouf est né en 1957 à Sousse (Tunisie). Après des études au lycée technique de sa ville natale, il se transfère à Pérouse en Italie où il fréquente l’Université Italienne pour étrangers. En 1983 avec l’aide d’un groupe d’amis il crée les Journées cinématographiques du cinéma africain de Pérouse, premier festival dédié au cinéma africain en Italie. En 2005, il fonde les Rencontres Cinématographiques de Hergla, une manifestation dédiée à la promotion du court métrage et du documentaire d’Afrique et de la Méditerranée, qui offre une occasion de rencontre et de dialogue entre le Nord et le Sud du Sahara et entre les deux rives de la Méditerranée. En 2000, il réalise et produit Ouaga, Capitale du Cinéma, un film qui préfigure par certains aspects son long-métrage documentaire Tahar Cheriaa – À l’ombre du baobab (2014)

Greg de Cuir Jr

Greg de Cuir Jr est un curateur-écrivain qui vit et travaille à Belgrade en Serbie. Il a très récemment organisé des programmations dans le cadre d’une grande rétrospective du réalisateur de film Spike Lee à Filmpodium à Zurich. Ses projets en cours comprennent une série de conférences et d’ateliers sur la politique et les pratiques des curateurs de films au EYE Filmmuseum d’Amsterdam. De Cuir est le co-fondateur et le directeur artistique du Kinopravda Institute à Belgrade.

Atiat El Abnoudi

Atiat El Abnoudy (1939-2018) était une journaliste, avocate, actrice, productrice et réalisatrice égyptienne. Née dans un petit village du delta du Nil, elle est considérée aujourd’hui comme l’une des pionnières du cinéma arabe. Ses films sont une source d’inspiration pour de nombreuses femmes cinéastes qui luttent pour produire leur propre cinéma de façon indépendante. On l’a surnommée “la cinéaste des pauvres” en raison de l’attention particulière qu’elle porte aux luttes des Égyptien.ne.s ordinaires et des personnes démunies dans le monde arabe. Au cours de sa carrière, El Abnoudi a reçu plus de 30 prix internationaux pour ses 22 films, dont trois pour Cheval de boue, sorti en 1971.

Gulda El Magambo

El Magambo Bin Ali Gulda Ghislain, dit Gulda El Magambo, est né en 1969 à Lubumbashi (RDC), ville dans laquelle il vit et travaille principalement. Photographe et vidéaste, il fait ses premiers pas dans le monde de la culture à travers le théâtre scolaire. Artiste pluridisciplinaire, son engagement pour les arts visuels l’a ouvert également à l’écriture dramaturgique et au scénario de bande dessinée. Lauréat (avec Sammy Baloji) du Prix de la Fondation Blanchère aux Rencontres de Bamako (2007), Gulda El Magambo a parfait son art à force de pratique, d’ouverture, de collaborations et de stages variés à travers le monde. Sa création est principalement consacrée à l’expression des problématiques sociales et à la sauvegarde du patrimoine ethnographique de son pays. Ses photographies sur la statuaire et les devins Sanga ont fait l’objet d’une riche exposition à travers le monde en 2005. Gulda El Magambo est auteur de nombreux film notamment Jecoke (2007) et Boxeur aux gants rouges (2007).

Nour El Safoury

Nour El Safoury est éditrice et critique de film. Elle s’intéresse aux passions obsessionnelles et au deuil – simultanément – comme points de départ de la pratique critique et aux fragments, aux absences et aux rêves avortés comme points de départ du récit historique. En 2020, elle a fondé Esmal – Publishing List, une société d’édition basée au Caire (Égypte) et une association à but non lucratif pour la production culturelle.

Madeleine Hunt-Ehrlich

Madeleine Hunt-Ehrlich est une cinéaste et une artiste dont les réalisations ont été projetées dans de nombreux musées et festivals du monde entier, notamment le Guggenheim Museum, le Whitney Museum of American Art, et le festival de film Blackstar. En 2020, le magazine Filmmaker l’a désignée «l’une des vingt-cinq nouvelles personnalités du cinéma indépendant». Hunt-Ehrlich a reçu de nombreuses distinctions, notamment le prix de la Princesse Grace (2014); le Reman Hort Mann Award (2019); une bourse du Centre pour l’art documentaire UNDO et une bourse de l’organisme sans but lucratif Creative Capital (2022). Avec Simone Leigh, elle est co-auteure du film Conspiracy (2022), projeté en avant-première à la 59ème Biennale de Venise.

Adnen Jdey

Adnen Jdey est chercheur en esthétique et philosophie contemporaine à l’Université de Tunis. Outre plusieurs articles et traductions parus dans des revues académiques, il a coordonné plusieurs ouvrages collectifs dont : Gilles Deleuze. Logique du sensible. Esthétique et clinique – précédé d’un texte inédit de Gilles Deleuze, (Grenoble, de L’incidence Editeur, 2012) ; Les Styles de Deleuze. Esthétique et philosophie (Bruxelles, Les Impressions Nouvelles, 2011) ; Derrida et la question de l’art. Déconstructions de l’esthétique, (Nantes, Cécile Defaut, 2011) ; en collaboration avec Rolf Kühn, Michel Henry et l’affect de l’art. Esthétiques de la phénoménologie matérielle, (Leyden, Brill, 2011) ; et avec Emmanuel Alloa : Du sensible à l’œuvre. Esthétiques de Merleau-Ponty, (Bruxelles, La Lettre Volée, 2012) ; Politiques de l’image. Questions pour Jacques Rancière (Bruxelles, La Lettre Volée, 2013) ; Gilles Deleuze. Politiques de la philosophie, (Genève, MétisPress, 2014) ; avec Jean-Baptiste Dussert, Mikel Dufrenne et l’esthétique. Entre phénoménologie et philosophie de la Nature (Rennes, PUR, 2016) ; La Méthode de la scène. Conversations avec Jacques Rancière (Paris, Lignes, 2018). En tant que critique d’art, il collabore régulièrement avec Nawaat.org.

Simone Leigh

Simone Leigh est une artiste originaire de Chicago et basée à New York. Sa pratique artistique intègre la sculpture, la vidéo et l’installation, et s’inspire d’une exploration continue de la subjectivité des Noir.e.s identifié.e.s femmes. Ces créations les plus récentes ont été exposées, entre autres, à la Whitney Biennale (2019); au New Museum of Contemporary Art The Waiting Room (2016); et le Hammer Museum à Los Angeles lui a consacré une exposition monographique (2017). En 2018, elle est lauréate du prix Hugo Boss et une exposition monographique majeure au Guggenheim Museum, Loophole of Retreat, lui fut consacrée à cette occasion. C’est une statue de Leigh, Brick House, qui a inauguré le socle de la High Line (Promenade suspendue – New York) en 2019. Leigh est la première femme noire à représenter les États-Unis à la Biennale de Venise et à avoir reçu le Lion d’Or (2022).

Nelson Makengo

Nelson Makengo est un photographe, réalisateur et producteur né en 1990 au Rwanda. Il est diplômé en communication visuelle à l’Académie des Beaux-arts de Kinshasa. Après avoir participé à des master-classes en photographie, à des résidences d’écriture documentaire et s’être formé à la réalisation à la FEMIS, il réalise des courts-métrages documentaires et expérimentaux. Il prépare actuellement un long-métrage qui fait suite à Nuit debout.

Carole Maloba

Carole Maloba est née en 1984 à Likasi (RDC). Elle a passé les 12 premières années de sa jeunesse dans la province orientale et à Kinshasa, la capitale de la RDC. Elle a initié sa carrière cinématographique grâce à ses amis cinéastes avec la coréalisation d’un film amateur intituler Meli Melo. En 2012 elle commence un master en cinéma à l’Académie des beaux-arts de Kinshasa, RDC. Ses films documentaires ont été projetés dans plusieurs écoles soutenues par l’ONG Alba et ses œuvres présentées notamment au centre d’art Picha, à l’Institut français et à la maison Wallonie-Bruxelles à Lubumbashi.

Primo Mauridi

Primo Jasmin Mauridi est un photographe et cinéaste originaire de Goma (République démocratique du Congo). En tant que jeune artiste, il s’est formé pendant plusieurs années au centre culturel Yole Africa ! sous la supervision pédagogique et artistique de Petna Ndaliko Katondolo. Son film Mawe a été présenté lors de la rencontre Ishango à Goma en juin 2022, ainsi qu’une série de photos du même titre. Réalisé dans le cadre de l’Atelier Mahindule, il a participé avec le film Bila Mask in Congo au Harlem Film Festival. La même année, il a remporté la bourse Canon Academy VII. En avril 2022, il a participé aux Rencontres internationales des arts numériques et visuels à Abidjan, Côte d’Ivoire.

Jacky Mpungu Mulenda Saidi

Mpungu Mulenda Saidi est professeur ordinaire à l’Université de Lubumbashi, où il enseigne la communication sociale et le cinéma. Actif sur le terrain de la sociologie de la communication, ses réflexions sont orientées vers les publics des écrans, les contenus des réseaux sociaux, la filmographie des cinéastes katangais. Il a publié Carte d’identité, son premier récit littéraire, en 2021.

Petna Ndaliko Katondolo

Petna Ndaliko Katondolo est cinéaste, activiste, et éducateur. Il vit entre Goma et Chapel Hill. Ses œuvres artistiques multigenres sont connues pour leur style artistique afrofuturiste et décolonial. Elles affrontent des aspects historiques pour mieux aborder les questions sociopolitiques et culturelles contemporaines. En 2000, il a cofondé Yole!Africa. En 2005, il a créé le Festival international du film Salaam Kivu – aujourd’hui Ishango Encounter – et la structure Alkebu Film Productions. Ndaliko Katondolo est enseignant et consultant pour des organisations internationales qui s’attaquent aux inégalités sociales et politiques parmi les groupes marginalisés par le biais de la culture et de l’éducation. Kumbuka (2021), son dernier film en date, a notamment été présenté à la Berlinale et au Festival international du film de Rotterdam.

Douglas Ntimasiemi

David Douglas Masamanua Ntimasiemi est né en 1977 à Lubumbashi (RDC), ville dans laquelle il vit et travaille principalement. Titulaire d’une licence en sciences économiques, il a en parallèle suivi des formations dans le domaine de l’image, du son, du multimédia et du cinéma. Il a notamment bénéficié d’une formation à l’Académie Royale d’été en technique d’image et de son en Belgique, un stage en formation de cinéma documentaire à la Fémis en France, une formation en écriture de scénario organisé par le Cifap à Kinshasa ainsi qu’un stage audiovisuel dans la structure franco-haïtienne Collectif 2004 Images en France. Son expérience professionnelle comprend différents domaines: réalisation, production cinématographique, consultance en communication visuelle, organisation de formation et supervision de production. Il compte à ce jour de nombreux films réalisés ou co-réalisés, notamment Kinshasa Mboka Té (2013) et Jekoke (2017).

Yasmina Price

Yasmina Price est écrivaine, programmatrice et doctorante en études afro-américaines et en études cinématographiques et médiatiques à l’Université de Yale. Elle s’est spécialisée dans le cinéma anti-colonial de l’hémisphère Sud et dans les œuvres d’artistes visuels issu.e.s des pays de tout le continent africain et de leurs diasporas, et s’intéresse tout particulièrement au travail expérimental des femmes cinéastes. Ses écrits récents ont paru dans Art in America, Aperture, Criterion’s Current, Film Comment et Film Quarterly.

Jacopo Rasmi

Jacopo Rasmi enseigne à l’Université Jean Monnet, Saint-Étienne, a d’abord travaillé à l’Université Grenoble Alpes pour une thèse de doctorat soutenue en 2019 et partiellement publiée en 2021 (Le hors champ est dedans! Michelangelo Frammartino, écologie, cinéma), écrit des textes avec des compagnons de pensée (par exemple, Yves Citton pour Générations Collapsonautes, 2020), programme des séances de cinéma quand une bonne occasion se présente, se nourrit de l’intelligence collective du comité de rédaction de Multitudes et de La Revue Documentaires, et se demande depuis quelques années avec quelques amis comment continuer à étudier de manière désirable.

Legacy Russell

Legacy Russell est auteure et curatrice. Née et élevée à New York, elle est Directrice Conservatrice en chef de l’institution expérimentale d’art, de nouveaux médias et de performance, The Kitchen. Auparavant, elle a été Co-curatrice d’exposition au Studio Museum à Harlem. Russell est titulaire d’un master de recherche en histoire de l’art avec mention, du Goldsmith College (Université de Londres), option culture visuelle. Son travail académique, créatif et curatorial s’articule autour du genre, de la performance, de l’individualité numérique, de l’idolâtrie sur l’Internet et des rituels des nouveaux médias. Elle a reçu le prix d’écriture pour les arts numériques de la Fondation Thoma en 2019, une bourse de résidence de la fondation Rauschenberg en 2020 et le prix du centre d’art new-yorkais Creative Capital en 2021.

Amelia Umuhire

Amelia Umuhire est une cinéaste rwando-allemande basée à Berlin, née à Kigali en 1991. Elle a réalisé en 2015 la web série Polyglot qui a reçu plusieurs récompenses. Son travail a été montré notamment au MOCA Los Angeles, au MCA Chicago, au Tribeca Film Festival, au Smithsonian African American Film Festival et à l’International Film Festival Rotterdam. Alliant vidéo et travail radiophonique, ses recherches portent sur la précarité collective et la violence politique et explorent les relations existant entre les récits personnels, les politiques nationales et la culture contemporaine dans un contexte pan-africain.

Paulin Soumanou Vieyra, Mamadou Sarr

Paulin Soumanou Vieyra, est né à Porto-Novo le 31 janvier 1925 et décède à Paris le 4 novembre 1985. Il est à la fois réalisateur, critique, écrivain et historien. Avec Mamadou Sarr, employé à l’Ambassade du Sénégal à Paris, qui a animé des ciné-clubs et deviendra plus tard réalisateur à la Télévision sénégalaise, il réalise en 1955 Afrique sur Seine, film collectif culte qui marque les débuts du cinéma africain. Si Paulin Soumanou Vieyra et Mamadou Sarr sont crédités comme réalisateurs au générique, Afrique sur Seine est porté collectivement par le Groupe africain de cinéma (comprenant Paulin Soumanou Vieyra, Mamadou Sarr et Jacques Mélo Kane et Robert Caristan), collectif informel créé en 1952 à Paris par des passionnés de cinéma. Tout au long de sa carrière, Paulin Soumanou Vieyra tourne une trentaine de documentaires et un long métrage. À l’origine de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI) en 1969, il est reconnu comme le premier critique et le premier historien du cinéma africain avec la publication, en 1975, de l’ouvrage Le Cinéma africain : des origines à 1973. Il dirige le service des Actualités sénégalaises de 1956 à 1975, témoin et gardien de la mémoire visuelle de l’époque, immortalisant les cérémonies d’accession à l’indépendance de nombreux pays africains. Premier directeur des programmes de l’Office de radiodiffusion télévision du Sénégal (ORTS), il met en place les structures de la télévision sénégalaise, avant de rejoindre le Centre d’étude des sciences et techniques de l’information (CESTI) où il enseigne son art aux jeunes générations.

Écran public

Polyglot – Épisodes 1-3

Amelia Umuhire
2015 · 29 min